Un Marathon à Mooloolaba

Qui n’a jamais rêvé de participer à un marathon à l’autre bout du monde. Celui de Nagano, au Japon, était déjà loin, mais celui là est encore plus loin ! L’Australie !
La préparation du marathon de Nagano avait été difficile, mais celle-là aura été encore pire ! Entre le périple en 4×4 et celui en VAN, les moments pour courir n’auront pas été très nombreux. En deux mois, j’aurais cumulé 17h d’entraînement. C’est tout à fait ridicule pour un marathon. Je dois être vraiment tombé sur la tête le jour où je me suis inscris. Mais bon, n’en déplaise à Ria, l’envie était trop forte de participer à une course si longue à l’autre bout de la Terre 🙂

Après notre séjour reposant à Brisbane, on a dû rejoindre la charmante ville de Mooloolaba. Mais quel périple pour y arriver ! Déjà parce qu’au guichet de la gare, la dame nous demande 140AUD pour les billets ! On ne comprend pas trop pourquoi sachant que normalement c’était plutôt aux alentours de 10 ou 20AUD. Il se trouve, finalement, qu’elle avait mal compris notre destination. A la place de Mooloolaba, elle avait compris Moulabarak (ou un truc du genre)…. Moué chelou cette histoire. On a failli perdre 140AUD vraiment bêtement !

Environ 1h30 de train plus tard, on arrive dans la ville de Landsborough où on doit prendre un bus, le 615, qui nous déposera, 30min plus tard, et quelques envies de vomir, dans le centre ville, où on pourra rejoindre « notre » maison Airbnb.

On fait rapidement le tour des lieux, puis on file chercher le dossard. La maison est à 2km environ de la plage, du coup, ça nous permet d’avoir un aperçu de la ville. Cela ressemble à un peu près toute les villes de bord de mer de France mais en un peu plus sympa. Déjà parce qu’il y a quelques espaces verts, et puis, on sent vraiment que les gens vivent ici et ne sont pas juste en vacances.

Remise du dossard effectué avec en prime : une super casquette macdonalds ! Je vais m’empresser de la ranger dans le sac et ne plus jamais la sortir 🙂

Non mais qui court avec ça ??!! Pas mal de monde finalement pour cette épreuve dans ce coin paumé de l’Australie. On fait quelques courses et on retourne à l’appartement pour se reposer un peu, enfin surtout moi 🙂

Jour de la course

L’une des particularités de cette course, c’est qu’elle commence à 6h ! Pour un marathon c’est pas banal du tout. Du coup, réveil tardif à 4h pour manger quelques pâtes. Hum miam miam 🙂 La nuit a été horrible, un peu comme à chaque veille de course en fait.

On rejoint le départ vers 5h30. Quelques échauffements et je suis dans les startings blocks.

Ria se déplacera sur le parcours pour me voir le plus possible.

3,2,1….GO ! C’est parti pour 42km ! Il fait encore assez nuit mais on voit déjà quelques lueurs à l’horizon. Cela sera la seule belle vue que j’aurai de la journée. Au programme, une boucle de 21km et deux boucles de 10km.

On est environ 3000 participants au départ mais les 3/4 sont partis pour le semi… Du coup, l’allure autour de moi est assez rapide ! C’est pas bon signe, je pars un peu vite. J’arrive ensuite à réguler l’allure que je m’étais fixé, environ 5min/km. Vers le km 6, après avoir eu les encouragements de Ria, une légère douleur aux mollets survient. Elle ne me quittera, malheureusement, pas de toute la course. A partir de ce moment là, je vais continuellement subir la course. A aucun moment je ne prendrais du plaisir. C’est triste à dire, mais je n’ai jamais ressenti, ou presque, de plaisir sur cette course. D’une part, parce que le parcours était vraiment sans intérêt (une seule avenue, des aller/retour, des parkings, des résidences). D’autre part, parce qu’il n’y avait pas de groupes de musiques, ce qui fait toujours plaisir, surtout quand tu fais des boucles. Enfin, et pas le moins important, il n’y avait aucun aucun aucun ravitaillement solide ! Même pas une pauvre banane ! Uniquement de l’eau c’est dingue ! De mon point de vue, les organisateurs sont vraiment inconscients ! Heureusement que j’avais prévu une banane et quelques gels énergétiques GU sinon j’aurai été mal de chez mal !

Première boucle de 21km achevée en 1h47min. C’est bien mais pas super top. La deuxième boucle de 10km sera passée assez rapidement, si on met de côté l’arrêt aux toilettes… Vu que la plupart des coureurs du semi avaient terminés, il ne restait plus grand monde sur les routes, c’était pas top.

La dernière boucle de 10km aura été longue… longue… et re-longue ! J’avançais beaucoup moins vite, la route était interminable. Plus d’une fois, il y avait une guerre dans ma tête : les marcheurs contre les coureurs. Finalement, après une lutte acharnée, les coureurs ont gagnés 🙂 Et j’ai eu l’impression d’aller encore moins vite quand les coureurs du 10km sont partis et qu’ils m’ont rattrapés ! C’est horrible de se faire dépasser par des coureurs qui vont si vite. Mais j’entrevoyais la lumière de l’arrivée… au loin.

Franchir la ligne aura été un réel soulagement. La fin de la souffrance. 3h40min d’effort et environ 3h de souffrance et de solitude (même si Ria était toujours là pour m’encourager).

Des sensations totalement différentes qu’à Nagano, où j’avais pris énormément de plaisir. Une jolie médaille, une serviette et… un semblant de ravitaillement ! Des pastèques et des oranges… C’est pas la joie mais c’est toujours mieux que rien. Il y a de sérieux progrès à faire à ce niveau !

Une fois de retour dans « notre » maison Airbnb, un petit vomi, une douche et une petite sieste bien méritée !
Ce que je ne savais pas c’est qu’un autre marathon nous attendait

En effet, on avait réservé sur internet un billet de bus qui devait normalement nous emmener directement de Mooloolaba à Brisbane. C’était top et moins cher que bus+train. On devait y être à 17h pour qu’on prenne une navette qui nous emmène à l’aéroport. On a bien attendu 30min le bus en plein cagnard… toujours rien.

On appelle le standard et là tout gentiment la dame qui me dit « Ah désolé mais à cause des routes fermées, le bus ne passera pas à 13h35. Vous pouvez prendre le prochain à 16h30« . Non mais c’est une blague BORDEL ! On a réservé et payé un bus qui n’existe pas ?!?! Elle a beau me dire « je suis désolé, je suis désolé« , cela ne change rien ! J’essaye en vain de négocier un taxi mais sans succès. Du coup, on s’est rabattu sur le plan B : bus 615 + train.

2h30 plus tard, on arrive juste à temps pour prendre la navette pour l’aéroport. S’enchaînera ensuite : avion, métro et marche pour arriver à notre hôtel à Sydney vers 23h.

Courir un marathon est déjà difficile. Mais faire un marathon de transport est encore plus fatiguant.

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