3 jours de trek à El Choro

Après s’être bien reposé à Isla del Sol, on avait prévu d’enchaîner par le trek de El Choro. Cependant, on a eu la mauvaise surprise d’apprendre que le lendemain était une journée sans voiture… Du coup, aucun transport en commun !!! Et vu que les gens ne peuvent pas venir travailler, quasiment tout est fermé. La ville n’est plus du tout la même sans le brouhaha des klaxons.

Tant pis, cela nous a permis de faire des courses et d’acheter « quelques » souvenirs 🙂 . Cependant, impossible de louer le matériel de camping car les boutiques sont fermées. Vraiment relou ! La journée sans voiture ça arrive une fois dans l’année et ça tombe maintenant ! Poissard

Jour 1 – Des débuts difficiles…

On se lève tôt pour tenter de trouver une boutique… Perdu, rien n’ouvre avant 9h ! Ahaha la poisse ! Et même à cette heure là, les boutiques de location sont fermées. On fini par demander à une agence qui nous dirige gentiment vers la seule boutique ouverte : Camp Base. On a dû passer 6 fois devant sans la voir. Et pour cause, il n’y a pas d’entrée mais juste une affiche à côté d’un vendeur de poulets ! Ils sont sérieux là ?!

On choisit notre matériel avec une dame aimable comme un barreau de chaise. En plus, elle essaye de nous refiler une tente que même elle n’arrive pas à monter ! La blague ! On finit tout de même par trouver notre « bonheur ». Et après avoir payé, elle nous dit « ah désolé la tente que l’on a essayé c’est pour 3 personnes et vous n’êtes que 2 et elle a déjà été réservée. En voici une autre ». Non mais tu te fous de ma gueule !!! T’as bien vu qu’on était deux ! Et vu l’heure qui avance, on avait pas le temps de tout remonter pour voir si rien ne manquait. Il n’y a plus qu’à prier… Décathlon nous manque…

Si seulement la journée avait été bien ensuite… Bah non, la galère continue ! Après avoir bien lutté à faire rentrer la nourriture, le matériel de camping et les affaires dans nos sacs, on va enfin prendre un minivan qui doit nous emmener au terminal Minasa, d’où on prendra un autre minivan pour La Cumbre, le départ de notre trek. Un trajet de 8km INTERMINABLE !!! Une heure pour arriver au terminal, coincé comme des sardines dans le minivan. Encore des manifestations qui bloquent les rues…

Galère quand tu nous poursuis … Une fois au terminal, un rabbateur nous crie Coroico, qui est l’endroit où l’on souhaite aller. On paie et le type du minivan nous dit qu’il faut que le véhicule soit plein pour qu’on parte… On a attendu 1h !

Franchement, on en pouvait plus. 35min plus tard, nous voilà arrivé à La Cumbre. On aurait dû commencer à 10h30, bah il est 14h… Bon ça commence déjà mal, le bureau d’enregistrement est fermé. Bah oui, personne ne commence un trek à 14h !

Allez, c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !! On est à 4660m d’altitude, et les hostilités commencent tout de suite avec 4km de montée extrêmement raide, pour arriver à 4950m d’altitude ! Il n’y a pas âme qui vive aux alentours, c’est très étrange de se dire que l’on marche vraiment seul au monde.

OUCH, avec le sac à dos ça pique ! On en bave bien mais la vue en haut est vraiment belle. Ouf, tous ces efforts ont été récompensés !

On attaque maintenant 11km de descente ! La vue sur la vallée est magnifique même s’il y a des nuages coincés entre les montagnes. C’est un peu flippant au début mais tellement beau 🙂

Ici, pas de balisage, il faut suivre la route et Maps.me. Moue, ça c’est quand tout va bien car là Maps.me nous indique que l’on est en dehors du sentier ! Et la localisation GPS ne fonctionne pas super bien dans les montagnes. On comprend pas car on n’a pas vu d’autre chemin. Pas trop le choix, on continue car on ne va pas remonter la pente pour vérifier si on a raté un sentier !

Le paysage est très authentique, calme et sauvage. Des chevaux et des lamas en liberté. Le bonheur pour ces animaux. On continue en espérant vivement que l’on se trouve sur le bon chemin.

De ce qu’on avait lu, il y avait des points de passage où on s’enregistre mais on n’en a croisé aucun ! L’inquiétude… Par  chance, on rattrape un groupe. Ouf, ça nous rassure !!

On avance maintenant à bonne allure, et vers 18h, on s’arrête au « village » de Chucura. On avait initialement prévu de dormir à Challapampa mais c’est encore à 5.5km et on ne veut pas prendre le risque de marcher de nuit et de se perdre. On ne trouve pas la zone de camping, du coup, on plante notre tente sur le terrain de foot en face de l’école. Vu le nombre d’habitants que l’on a croisé, environ 5, je ne pense pas qu’il y ait un match ce soir… 🙂

La tente, parlons-en. Bon, ça va elle se monte facilement, à condition de ne pas avoir de vent et de pluie. Pour la faire tenir, on a des « sardines »… Moue déjà toutes tordues et pas de marteau, ça va pas être simple à planter…

Par contre, j’ai littéralement pété un câble en voyant l’intérieur… C’est MINUSCULE !!! Tente pour deux ? Oue pour deux nains de jardin ! J’arrive même pas à m’allonger entièrement !! Et si en plus on met les sacs à dos à l’intérieur, ça devient une maison pour Minipouce ! Autant dire, que les oreilles de la vendeuse n’ont pas été épargnées par les noms d’oiseaux…. Et s’il n’y avait que ça. Bah non, les matelas étaient fins comme du papier à cigarette ! Ça ou rien c’est pareil !! Grrrrrr maudite vendeuse !!!


Le pompon, quand on fera les sandwich, aura été le pain de mie qui s’effrite alors qu’on l’a acheté la veille… C’est donc dans des conditions réellement OPTIMALES que l’on passe la nuit, le ventre bien plein…

Jour 2 – Le début de la fin…

« Dans la catégorie de la pire nuit passée, est nommée : Première nuit à El Choro« . Vraiment horrible. Du vent, un froid polaire, mal au dos avec les matelas,… Bref, un souvenir inoubliable !!

Vers 8h, nous voilà partis sous un ciel nuageux. Snif…

Peu avant Challapampa, grâce au super non-balisage, on hésite sur le chemin à prendre. Bah forcément, on a perdu 30 min à descendre et remonter le chemin escarpé qui n’était pas le bon ! Grrrr Ça leur coûte quoi de mettre une putain de flèche BORDEL !!!

Une fois « l’immense » village de Challapampa passé, toujours sans habitant, on attaque une partie vraiment intéressante : la forêt… Quasiment aucun point de vue, des moustiques en pagaille et des montées raides. Un vrai bonheur qui nous ravi tous les deux…

Après en avoir pris « plein les yeux » pendant presque 8km, on fera une pause repas au « village » de Villa Loba. Très courte pause car on se faisait littéralement attaquer par des mouches et des guêpes. Et comme notre bonne étoile nous suit, on prendra encore une fois le mauvais chemin !! DES FLECHES BORDEL !!!!

Une fois passé ce qui ressemble à un pont, on commence une grande ascension, où il y a par magie une flèche !!!! YOUPIIII !!! Ça monte, ça monte et ça remonte ! Avec toujours bien sûr aucun paysage à voir, vu qu’on est encore dans cette putain de forêt ! On avance lentement et Ria commence à avoir mal aux genoux et aux pieds. Du coup, je lui porte son sac pour qu’on avance un peu plus vite sinon on va dormir sur le chemin 🙂 . Pour couronner le tout, il pleut… On est vraiment au paradis…

On avance, on avance mais sans plaisir ni envie. C’est dingue de dire ça mais on subit ce trek au lieu d’en profiter.

Initialement, on devait rejoindre le camping de Sandillani mais il est encore à 8km, donc 3h de marche environ. Il est 16h et cela fait trop tard, et on a déjà fait 20km tout de même aujourd’hui. En plus, Ria est bien fatiguée. On plantera donc la tente, sous un porche, à San Francisco. Nos pieds, et vêtements sont bien sûr mouillés, cela n’aurait pas été drôle sinon. Et avec l’humidité qui nous entoure, c’est pas près de sécher ! Normalement, le camping est payant, mais comme à chaque fois que l’on traverse un village, il n’y a pas âme qui vive, il n’y a personne à qui donner l’argent.

On mangera encore un super repas et on aura la bonne surprise de découvrir qu’un tube de crème s’est ouvert dans le sac… Génial !! Une surprise n’arrivant jamais seule, j’avais laissé mes chaussures en dehors de la tente… Monumentale erreur !!! Des milliers de fourmis les avaient envahi… Quand la poisse te poursuit…

Jour 3 – La fin du calvaire

Encore une nuit à Oscar. Quasiment pas dormi et on avait chaud ! C’est donc aux aurores, à 7h, que l’on part pour notre dernière journée… Sous la pluie pour changer. On a vraiment envie que cela se termine, mais il nous reste 20km pour atteindre le village de Pacallo.

Après une courte descente, on attaque la dernière montée pour Sandillani. Il nous faudra 3h et 8km pour y arriver depuis notre camping. Notre calvaire est presque terminé. Un coca, acheté dans l’une des seules boutiques ouvertes du parcours, et ça repart !

Maintenant, « plus » que 7km de descente. Bonne nouvelle, la pluie a cessé mais le chemin est trempé et boueux. On fatigue, on avance pas vite, Ria marche comme Robocop à cause des douleurs aux pieds, mais la fin est proche. Le sentier est plein de cailloux, ça accentue le mal de pieds.

Quelques zig, quelques zag dans la forêt, où bizarrement, c’est le dernier jour qu’on aura croisé le plus de monde en sens inverse ! Au moins une vingtaine de personnes et quelques ânes. Et enfin, on arrive au village de Chairo !! On aura mis 6h pour y arriver et il nous reste maintenant 5.5km pour rejoindre le village de Pallaco. La dame de la supérette a voulu profiter de notre fatigue visible pour nous proposer un minivan à 150 Bs (20 euros) !! Non mais c’est quoi cette arnaque, elle est tombée sur la tête !!! On préfère marcher, même fatigué, surtout que le chemin est tout plat ou presque !

On marchera vite, voire très vite, car c’est en moins d’une heure que l’on arrivera ! HALLELUJAH notre périple s’achève enfin !!!!! Dire que ce trek est noté 4.5 sur TripAdvisor, c’est une blague !!! Mise à part le premier jour, le reste est nul, nul et nul. Il ne mérite pas plus que 2.

Un autre périple nous attend pour rejoindre notre hôtel. On a dû prendre un minivan jusqu’à Yolocita puis un autre minivan jusqu’à La Paz. Ce trajet fut l’un des pire que l’on ait fait ! Le conducteur se prenait pour Schumacher sur les routes de montagnes ! En plus, il pleuvait averse, du brouillard et il y avait même des fois de la neige ! Pour couronner le tout, il n’avait aucun goût musical. Il a zappé du Michael Jackson pour mettre du Voyage Voyage et de la musique avec de la flûte de pan ! Le monde part vraiment en vrille…

Une fois à La Paz, on a pu prendre un énième minivan qui nous a déposé pas loin de l’hôtel. On est également aller rendre le matériel à l’agence et lui dire tout le bien que l’on pensait de son équipement de merde. Même sans trop parler espagnol, je pense qu’elle a compris ce que je voulais dire.

Notre périple à La Paz et ses environs se termine maintenant. On a, enfin, pu passer une excellente nuit. Il faut maintenant qu’on range nos affaires… 🙂 Demain, 7h de bus nous attendent pour rejoindre Cochabamba.

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